"Alors on me donna un roseau semblable à une règle d'arpenteur, et l'on me dit: lève toi et mesure..." Apocalypse 11:1
Le visionnaire devient acteur. Jean reçoit un roseau, un calame pour écrire et... mesurer.
Ordre est donné de mesurer le sanctuaire, "le naos" du temple. Que signifie "mesurer"? Evaluer, prendre conscience d'une autre dimension? Ou circonscrire, mais quoi? Toute parole prophétique n'est-elle pas séparation de ce qui ne peut être confondu!
Cet espace sacré est défini et associé à l'autel et à ceux qui se prosternent. Ce qui fait d'un espace un espace sacré, ne serait-ce pas la communauté des adorants, communauté qui donne sa substance, son sens, son sacré au temple. Dans la tradition réformée le temple n'est en général pas ouvert quand la communauté des croyants ne s'y trouve pas.
Le sacré est dans la culture biblique ce qui est "mis à part".
Jean laisse de côté le parvis extérieur, "livré aux nations". Peut-être pour nous rappeler cette distinction nécessaire du sacré et du temporel. Une image de l'Eglise tournée vers Dieu mais ouverte aussi aux hommes, fût ce dans l'hostilité ou la persécution?
La distinction sacré-parvis n'est pas une exclusion du divin hors les murs, puisque toute la ville est qualifiée de sainte (Apocalypse 11:2)
Soyons attentif dans nos appréciations, notre vie d'Eglise entre dedans et dehors, sacré et profane, communion et ouverture.
Denis Prizé
Lecture du 14 novembre 2013: Apocalypse 11: 1-19
/image%2F0401988%2F201304%2Fob_c8b58b57d374bf5eaa2c75416689a8dd_narrow-gate.jpg)
