Nous reprenons ce matin la lecture de l'Apocalypse par la séquence du combat mené par le dragon contre la femme.
C'est "un signe" dit le texte, c'est à dire une indication à interpréter, à connaître et reconnaître, une image qui interpelle.
"Qui est celle brillante comme le soleil ?" Le Cantique des cantiques posait déjà la question dans l'Ancien Testament.
L'Apocalypse montre une femme vêtue de soleil, la lune sous les pieds. Pour reprendre un refrain connu, le soleil a rendez-vous avec la lune pour servir cette femme.
Qui est cette femme? "Signe" d'Israël, de l'Eglise, ou Marie "reine du ciel" comme la nomme nos frères catholiques?
Face à Marie ou à l'Eglise, un dragon. Lui ne conçoit pas, il veut détruire. La femme reçoit l'hommage des étoiles, lui s'en prend à elles. Il ne reçoit pas la lumière, il veut l'éteindre. La nuit noire (sans astre) est son domaine. Son pouvoir de nuisance, de menace sur l'équilibre du cosmos, n'est pourtant pas total. Il ne précipite qu'"un tiers des étoiles".
Comme toujours dans l'Apocalypse, le mal n'a pas le dernier mot. La femme et l'enfant sont sains et saufs. Même dans ses visions cauchemardesques, l'Apocalypse est révélation d'une bonne nouvelle.
Denis Prizé
Lecture du vendredi 15 novembre: Apocalypse 12: 1-18
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