Le chapitre 18 de l'Apocalypse se présente comme un chant funèbre... sur la ville de Babylone, avec une triple lamentation des rois, des marchands, des marins.
Babylone, la ville de Mésopotamie si puissante au temps de la dynastie néo-babylonienne qui prit Jérusalem, détruisit le temple et déporta les Judéens (juillet-août 587 av JC).
Babylone est le surnom donné à Rome par Jean quand il écrit l'Apocalypse (fin du 1er siècle): la cité aux sept collines (Apocalypse 17:9).
C'est pour nous lecteurs de 2013 l'image d'une cité totalitaire, cité du péché et de l'injustice.(verset 5)
Qui pourrait bien pleurer sur elle?
Eh bien si!
-les rois de la terre. Le pouvoir politique-même libéral, même démocratique, même à visage humain, pleure "à distance" sa propre précarité, verse des larmes sur la chute de la grande cité.
-les marchands. Le monde économique s'accommode assez bien des dictatures. On va perdre des contrats. Ecoutez les sanglots des traders.
-les pilotes. Aventuriers, marins, esthètes, artistes. La puissance fascine les hommes.
Tant pis pour les sacrifiés de toutes les Babylones, les prisons, les camps, le sang versé. On pleure. "Il a suffit d'une heure"!
Denis Prizé
Lecture du 22 novembre 2013: Apocalypse 18:1-24
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