Καὶ εἶδον ἄλλον ἄγγελον πετόμενον ἐν μεσουρανήματι, ἔχοντα εὐαγγέλιον αἰώνιον εὐαγγελίσαι ἐπὶ τοὺς καθημένους ἐπὶ τῆς γῆς καὶ ἐπὶ πᾶν ἔθνος καὶ φυλὴν καὶ γλῶσσαν καὶ λαόν
Dans cette succession de visions qu'est l'Apocalypse de Jean, le narrateur voit un autre ange. Il vole au milieu du ciel. Etienne fait remarquer que la description de l'Ange rappelle celle de l'aigle du chapitre 8. Cette image de l'aigle sera plus tard associée à Jean lui même.
Il est au zénith et son regard embrasse toute la terre. D'ailleurs il s'adresse à toute nation, tribu, langue et peuple. On ne saurait mieux dire l'universalité de son message.
Il dit mot à mot à un évangile pour évangéliser. C'est la seule occurence de l'Evangile dans les écrits johanniques.
L'Evangile, c'est une bonne nouvelle, pas un prosélytisme de chapelle. Il s'adresse à tous dans la diversité décrite dans ce verset, appelé à se dire dans d'autres langues, à se vivre dans d'autres peuples, nations, tribus. Un Evangile appelé à l'acculturation plutôt qu'à la négation de ces cultures.
Il semble bien que l'ange voit aussi la vallée de la Vire, de la Sienne, de la Vanlée ou de la Sée...et toutes les femmes et les hommes de notre bocage normand.
Denis Prizé.
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