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Église Protestante Unie Manche Sud

Blog d'actualités des églises de la Manche (Sud) Saint-Lô | Granville | Agon-Coutainville Suivez-nous également sur Facebook !

Méditation proposée par Michel sur l'Apocalypse.

Publié le 14 Mars 2013 par Association cultuelle de l'Eglise protestante unie de Saint Lô-Manche Sud. in culte

"Le monde dans lequel nous évoluons est beau, on ne le dira jamais assez puisqu’il est l’œuvre de Dieu et qu’il est sensé nous renvoyer les reflets de sa gloire.

Mais comme par un malin plaisir, nous passons notre temps à le dénigrer. Nous ne nous lassons de répéter que l’activité humaine dégrade la terre et va y rendre la vie bien difficile, que la survie des espèces est menacée, que l’homme est perçu comme le plus grand prédateur vivant.

C’est pour cela que le problème de la sauvegarde de la planète fait irruption dans les campagnes électorales, quelles qu’elles soient, et s’y est imposé comme un des thèmes majeurs.

La colère de l’homme qui n’y peut plus rien, se retourne contre lui-même et il ne peut que désormais se lamenter sur son propre sort en accusant les autres de n’avoir rien fait.

Les plus audacieux vont même jusqu’à imaginer la possibilité d’une fuite des humains hors de notre galaxie, vers des planètes aptes à nous recevoir. Ils reprennent à leur compte le thème de films célèbres tels « Rencontre du 3ème type » ou « E.T ». Les hommes en seraient les acteurs et non plus les victimes.

Tout cela ne pourrait être envisageable que si les techniques sont suffisamment avancées quand le moment d’inhabilité de la terre se manifestera. Nous échapperions ainsi à la malédiction de l’Apocalypse puisque c’est de ce sujet que nous allons traiter (...)

Si donc, nous songions, dans nos égarements les plus abracadabrantesques, à fuir notre planète devenue inhospitalière à cause de nos fautes, et à priver Jésus de son jugement contre nous, ces lignes nous ramèneraient à une autre réalité.

Elles nous disent que l’évasion que nous fomentons ne nous amènera nulle part, puisque le salut ne viendra à nous que par la volonté de Dieu qui nous promet un temps nouveau, sur une terre recréée qui viendrait du ciel comme un cadeau immérité.

Alors que nous cherchons à nous en sortir par les élucubrations fumeuses de notre cerveau humain, le salut nous est offert. Il nous suffit de l’accepter.

Le terrien que nous sommes est une créature étrange. En apparence il est fragile, sans aucune protection naturelle ; un bipède sans poils ni plumes comme disait Diogène. Il ne serait doté que de son génie propre pour s’en sortir (....)

Si l’espèce humaine survit et s’améliore, c’est grâce à son intelligence, mais c’est aussi au détriment de ce qui l’entoure. C’est parce qu’il s’adapte que l’homme invente, et s’il prend le contrôle de tout ce qui vit c’est parce qu’il s’active intellectuellement.

Nous vivons donc et nous évoluons grâce à notre intelligence qui est une réalité invisible, indéfinissable, intouchable, mais étrangement efficace. Elle est la clé de notre existence.

Ayant fait ce constat, l’être humain que nous sommes, doté d’une super faculté de raisonnement, se sait maître de tout. Mais il ne supporte pas qu’une autre réalité puisse rivaliser avec lui. C’est pourquoi il se sent un peu seul face à lui-même dans ce vaste univers qu’il découvre un peu mieux chaque jour, si bien que quand il aura épuisé les possibilités de vie que lui donne sa super intelligence, il ne trouvera de solution que dans la fuite, comme un vulgaire lapereau atterré, et il mettra tout en branle pour quitter la planète.

Il y a cependant une question que notre cerveau prodigieux ne s’est pas vraiment posé et que ce texte pose pour nous. Peut-il y avoir une réalité invisible, insaisissable, qui ne serait pas nous-mêmes et qui pourrait rivaliser avec nous et dont nous pourrions cependant mesurer les effets ? Si cela était possible, les choses prendraient sans doute un autre aspect.

Cette première question en entraîne une seconde :

« D’où nous vient cette idée qui ne se vérifie pas dans nos actions, selon laquelle, si nous portions un peu d’amour à ceux que nous cherchons à dominer, les choses pourraient changer et inverser le sens du destin ? »

« Comment se fait-il que nous n’ayons pas expérimenté cette hypothèse qui consiste à considérer les autres comme étant semblables à nous-mêmes, comme des amis et des êtres aimables ? »

« D’où nous vient cette suggestion, parfaitement étrangère à nos comportements ? »

Elle résonne en nous comme une voix inaudible mais cependant perceptible. Elle nous propose des pistes à explorer que notre propre intelligence ne nous a pas révélée.

Si nous creusions cette idée, nous découvririons par simple déduction que nous ne sommes pas seuls à penser dans l’univers et que des idées autres que les nôtres nous habitent aussi.

Une intelligence supérieure à la nôtre viendrait donc nous visiter et nous proposerait d’entreprendre des actions nouvelles qui auraient certainement plus de noblesse à être expérimentées qu’une fuite éperdue vers des galaxies inconnues pour y répandre à nouveau les nuisances que nous avons déjà inventées et qui nous auraient chassées de la terre.

Il est donc concevable qu’une autre intelligence cohabite avec nous et oriente nos visées dans une autre direction. Elle est capable de nous corriger, de modifier nos comportements.

Regardons dans le monde en tenant compte de cette hypothèse !! Nous constaterons alors que ce qui en fait la beauté, ne réside pas tellement dans ce que l’on perçoit avec nos sens, mais dans ce que nous discernons dans le domaine des idées. C’est donc dans l’invisible que se joue la réalité. Il est donc temps de changer notre regard sur nous et sur ce qui nous entoure.

Les notions d’altruisme et d’amour du prochain sont aussi vieilles que l’humanité. Elles nous ont été transmises de proche en proche par ceux qui croyaient qu’une force d’amour extérieure à eux-mêmes pouvait transformer le monde.

Lentement cette idée à fait son chemin au travers des vicissitudes de ceux qui la portaient. Ils ont été marginalisés, rejetés, tués parfois, parce que cette idée venue d’ailleurs n’était pas issue d’une intelligence humaine.

Mais pourtant elle s’impose et s’imposera encore plus profondément parce qu’elle suscite la vie partout où elle se répand, c’est pourquoi elle est porteuse d’avenir.

Celui qui se laisse habiter par cette force extérieure est entraîné au-delà de la vie, dans l’éternité. Jésus, à qui l’Apocalypse rend hommage, a été habité par une telle puissance d’amour qu’elle est devenue contagieuse pour quiconque la pratique, au point de transformer sa vision du monde.

La lecture de l’Apocalypse devient alors différente de celle à laquelle nous avons été habitués, elle nous montre que les forces d’amour sont aux prises avec les forces maléfiques que peut produire l’intelligence humaine.

Ce combat a pris des dimensions cosmiques qui sont décrites dans ce livre. Il dure depuis l’origine des temps. Mais chaque jour l’amour gagne du terrain à sa cause jusqu’à ce que les certitudes d’une vie nouvelle s’impose à l’humanité.

Cela nous est donné par cette force que nous nommons Dieu. Elle nous est ici présentée comme un cadeau qui nous vient du ciel, c'est-à-dire qu’elle ne dépend pas de nous et ne peut être efficace que si nous l’acceptons comme un don.

Michel.

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Apocalypse, méditation

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