Les visions de l'Apocalypse intercalent des chants, écho de liturgies des premières communautés chrétienne?
La louange est la racine de la foi (Louis Isaac).
Nous avons relu mardi le chant de l'Apocalypse 15, du verset 2 au verset 4.
C'est un chant de victoire, chant de ceux qui ont vaincu la bête (image de l'Empire romain et par extension de tous les pouvoirs totalitaires), de son image (quand le pouvoir manipule les images-appel à la vigilance envers le pouvoir en 'représentation'-) et de son chiffre(marque de l'illusion numérique,de l'incapacité à la perfection 666, code et contrefaçon des tyrans, des Néron de toute l'Histoire).
C'est un chant divin, accompagné des cithares mêmes de Dieu. La liturgie de nos Eglises a pour vocation de s'accorder à celle du Royaume. Quand nous chantons dans nos temples des psaumes, des cantiques, des gospels, notre adoration est relayée par la communion céleste, portée par Dieu lui même.
La même exultation réunit sans les confondre le cantique de Moïse et celui de l'agneau:
-cantique de Moïse (Exode 15), chant après la victoire sur le pharaon, chant de libération d'Israël de l'esclavage d'Egypte.
-cantique de l'agneau (Apocalypse 5, 9), chant après la victoire sur la mort, chant de libération des humains "de toute tribu, langue, peuple et nation".
Deux chants de Pâques en somme, où la mer est refoulée là, figée ici.
Ecoutons dans la vidéo-ci jointe le cantique de Moïse, chanté dans différentes langues et traditions chrétiennes.
Denis Prizé
/image%2F0401988%2F201304%2Fob_c8b58b57d374bf5eaa2c75416689a8dd_narrow-gate.jpg)