"Sans oeuvres, la foi est morte". Jacques 2:26. (traduction TOB)
Poursuivons la réflexion engagée par Michel à Granville. Jacques nous parle de la foi morte dans son isolement.
La foi nous sort de notre solitude heureuse ou souffrante. Elle est ce cadeau formidable de l'ouverture à l'Autre qui est....Dieu. Sortis de nous mêmes par cet appel de Dieu, nous sommes devenus plus disponibles aux Autres qui sont...nos frères humains.
Une foi égoïste n'a pas de sens. La foi solitaire non plus. Nous serions alors dans une illusion qui serait au mieux une réassurance psychologique, au pire de l'hypocrisie, un masque social. Cette "foi" là ne sauve rien, ni personne, pas même soi même. (Jacques 2: 14).
Jacques entre dans le concret. Il nous place en situation: "si un frère ou une soeur n'ont rien à se mettre...". La foi nous engage à la solidarité. Rendus attentifs à Dieu, nous devenons attentifs aux autres. La foi ne peut se vivre dans l'indifférence, la bonne conscience, les paroles de circonstance. Tu es discriminé parce que tu es femme, pauvre, malade,étranger? Pas grave, mon frère, ma soeur, car tu as la foi (!!!). (Jacques 2:15)
Catherine Both l'avait compris qui associait "soupe, savon, salut".
Individuellement ou collectivement, à nous d'agir concrètement contre toute injustice, toute souffrance. Pas de discours, des actes!
Telle est la foi.
Denis Prizé
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