"Sept anges tenaient sept fléaux, car en eux s'accomplit la colère de Dieu"
Apocalypse 15:1, nouvelle version de la TOB.
A notre dernière rencontre oecuménique granvillaise autour de l'Apocalypse, nous avons médité une expression inhabituelle dans nos prédications contemporaines, celle de "la colère" de Dieu. Le texte grec utilise un nom fort, θυμός, qui est la colère bouillonnante, agressive, "la fureur".
La colère de Dieu est un thème très fréquent dans la Bible. YHWH est "lent à la colère", à l'inverse des humains ou des idoles que se créent les hommes. Cependant les textes bibliques évoquent la colère de Dieu en des images qui interrogent: Dieu "narrine" (colère associée au nez), s'échauffe, s'irrite, brûle. Sa colère s'enflamme contre les fils d'Israël
Alors Dieu en colère? Rolland l'associe à la punition dans une vision "pédagogique". Regina se souvient de ces enseignements anciens.
Dieu serait-il compatible avec un affect irrationnel? psychologique?
Etienne distingue colère négative, non contrôlée et colère positive voire nécessaire.
Dieu en colère car Dieu dans la Bible n'est pas pure abstraction. D'ailleurs Jésus, son fils, se met en colère dans le temple. (Madeleine).
La colère de Dieu montre que son amour, voire son apparent silence, ne signifie pas connivence avec le mal. Dieu réagit dans sa liberté au mésusage de notre liberté humaine. N'oublions pas que l'Apocalypse a été écrit dans un contexte de persécution, d'oppression. Oui Dieu en colère face à tout ce qui porte atteinte à l'humanité comme image de Dieu.
La colère de Dieu est ici eschatologique, colère qui vient.
Elle est l'envers de sa justice et exalte par contraste son pardon: "Dieu ne nous a pas dstinés à sa colère" 1 Thess 5,9
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