Voici la prédication qui a été proposée par Jean-Marie:
"Que les autres me pardonnent... Que je pardonne aux autres". C'est ainsi que Rose-Annick m'a présenté le thème qu'elle souhaitait voir aborder par les lectures bibliques et la prédication de ce matin. La question du pardon est compliquée et la Bible l'aborde sous de très nombreux angles , multiples et variés. Rose-Annick a choisi ces deux textes (Marc 2:1-12, le paralysé de Capharnaüm, psaume 103 "C'est lui qui pardonne entièrement ta faute") chacun en eux mêmes, très riches et il y aurait beaucoup à méditer à partir de chacun. Je me suis dit qu'elle ne les avais pas choisis par hasard: nous allons essayer de les faire parler en résonance l'un par rapport à l'autre, l'un en complément de l'autre.
Elle est étonnante cette scène décrite par l'évangéliste Marc. Jésus est à Capharnaüm, il entre dans une maison et "une foule de gens s'assembla si bien qu'il ne restait plus de place, pas même devant la porte". D'abord il y a la foule autour de Jésus: Marc nous rappelle que Jésus est celui qui va à la rencontre des hommes et des femmes. Oui, il est venu, et aujourd'hui encore il vient nous rejoindre sur nos routes humaines pour nous remplir de sa présence et pour nous sauver. La foule a raison d'être là, elle est venue écouter Jésus, mais elle fait obstacle, elle a investi toute la place, elle empêche le paralytique d'accéder à Jésus. L'atmosphère est lourde, tout semble bloqué. Oh, personne ne doit se sentir concerné personnellement, mais chacun dans ce lieu est partie du problème collectif. N'en est-il pas de même parfois dans nos Eglises, où par nos positionnements, nous pouvons empêcher certains de découvrir, d'accéder à Jésus? Il ne s'agit pas d'une question d'espace (encore que, NDR) mais réalisons-nous combien notre langage, notre attitude, nos habitudes peuvent être une partie de l'obstacle qui stoppe la démarche vers Jésus? Laissons-nous de l'espace à l'étranger dans notre Eglise, même et surtout s'il prie et vit sa foi différemment de nos traditions?
Et puis il y a cinq hommes (quatre porteurs et celui qu'ils portent) qui vont braver la fatalité. ils décident de contourner l'obstacle de la foule, ils font preuve d'imagination: ils accomplissent une prouesse et c'est par le toit qu'ils vont descendre leur ami jusqu'à Jésus...
(A suivre...)
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