Le texte est comme presque toute l’apocalypse une vision Καὶ εἶδον. Il ne s’agit donc pas d’un récit d’une histoire, ni une description de ce qui est arrivé ou arriverait, mais une vision. Une visions avec ses symboles comme la faucille, avec ses hyperboles comme l’étang de sang ; une vision qui ouvre à une révélation. Laquelle ?
Comment est structurée, organisée la vision ? deux actions agricoles : moisson 14-16 et vendange 17-20. Qui mène l’action dans la vision ? des anges ἄλλος ἄγγελος. Trois personnages nommés « anges » : deux sortent du temple, un sort de l’autel. C’est donc une vision avec des médiateurs, des messagers.
Ces moisson et vendange sont-ils des événements heureux ou malheureux ? La fin sanglante et la cuve de la vendange donnent une tonalité dramatique τὴν ληνὸν τοῦ θυμοῦ τοῦ Θεοῦ τὴν μεγάλην. « la grande cuve de la colère de Dieu ». On y reviendra, mais cette cuve évidemment sombre ne doit pas faire oublier le bonheur de la moisson.
L'Evangile, malgré les heurts violents de l'Histoire annonce que toute la terre des humains est appelée à produire une magnifique moisson.
Denis Prizé
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