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Église Protestante Unie Manche Sud

Blog d'actualités des églises de la Manche (Sud) Saint-Lô | Granville | Agon-Coutainville Suivez-nous également sur Facebook !

" comme ce petit enfant " culte 17 août

Publié le 17 Août 2014 par Association cultuelle de l'Eglise protestante unie de Saint Lô-Manche Sud. in culte

" comme ce petit enfant " culte 17 août

Ce 17 août à Granville, Chantal a animé ce culte:

~~Je vous invite à vous lever:

La grâce et la paix vous sont données de la part De Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Sauveur. Si ton cœur ne se gonfle pas de gloire mondaine Si ton regard comme une humble flamme est sans mépris Si ta pensée n'aspire pas aux sommets de l'esprit Si ton âme reste scellée à la paix du silence Si ton rire comme un enfant sait jouer devant Dieu Alors, sans fin Dieu chantera ta béatitude. Bienvenue dans ce temple à chacune et chacun d'entre vous pour ce temps de méditation au nom de celui qui nous veut du bien. Le Père de la tendresse inépuisable Le Fils humble visage de l'ami Le souffle libre de l'Esprit Un seul Dieu trois fois béni qui nous accueille tels que nous sommes.

CHANT N° 222 Avec toi Seigneur 1,2,3,5 SILENCE

Gardien des profondeurs du cœur, nous sommes à Toi ! Chemin sous les pas du pèlerin, nous venons à Toi ! Terre d'asile, notre royaume, Nous venons à Toi ! Nous te louons : tu nous aimes et nous sommes tes enfants

CHANT PSAUME 42 Comme un cerf altéré 1.4.8

Assurés de l’amour de Dieu en Jésus Christ, Reconnaissons notre péché En ce premier jour de la semaine Nous regardons vers toi, Dieu d’amour. Tu nous as donné le pain de chaque jour, Tu nous as réjouis par ta création, Tu nous as assurés de ta miséricorde par le Christ Mais nous ne t’avons pas dit notre reconnaissance. Pardonne-nous. Tu nous as fait entendre des nouvelles de toute la terre, Tu as mis devant nos yeux la souffrance de nos frères et de nos sœurs, Mais nous lui sommes souvent restés insensibles. Pardonne-nous. Tu nous as accompagnés dans notre chemin quotidien, Mais devant les soucis, Nous avons été gagnés par la crainte Et devant la tâche que tu nous indiquais, Nous n’avons pas su t’obéir. Pardonne-nous. Accorde-nous, Père, des cœurs reconnaissants, Attentifs et disponibles pour ton service.

CHANT N° 151 Je louerai l’Éternel 1.3.4

Voici les paroles du Christ qu'on appelle les Béatitudes mais nous les entendrons dans une version contemporaine. Heureux les pauvres, Pas les fauchés Mais ceux dont les cœur est libre Heureux ceux qui pleurent Pas ceux qui pleurnichent Mais ceux qui crient Heureux les doux Pas les mous Mais les patients et les tolérants Heureux ceux qui ont faim et soif de justice Pas ceux qui braillent Mais ceux qui luttent Heureux les miséricordieux Pas ceux qui oublient Mais ceux dont la vie est transparente Heureux les pacifiques Pas ceux qui éludent les conflits Mais ceux qui les affrontent Heureux les persécutés pour la justice Non parce qu'ils souffrent Mais parce qu'ils aiment.

Je vous invite à vous lever pour chanter notre reconnaissance avec le 247 Célébrons le Seigneur 1.2.3

Nous prions Dieu avant de lire les Écritures, Afin qu’elles deviennent pour nous Paroles de vie SILENCE Père, ta Parole est pour nous ferment du Royaume Et germe d’espérance. Que par ton Esprit, nous la recevions avec simplicité Et avec joie. Que cette Parole nous fasse porter les fruits Que tu attends. Nous te le demandons par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen

Les lectures bibliques sur lesquelles porte la prédication inspirée de Lytta BASSET qui,après avoir été pasteure, est maintenant professeure de théologie àNeuchâtel sont :

Matthieu 5 v 3-5 et Matthieu 18 v1-4

... L'enfance idéale n'existe pas. Nous portons tous en nous, souvent sans le savoir, un bout d'enfance incomprise et maltraitée. Il ne peut pas en être autrement, les meilleurs parents ont leurs limites, leurs prisons, leurs défaillances. Mais cet enfant blessé qui nous habite, cherche peut-être encore à se faire entendre. Tels que nous sommes construits, nous peinons alors à croire que les Béatitudes nous sont destinées. « Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés ! « Mais si nous n'avons jamais trouvé notre consolation ? Si nous avons dû ravaler nos larmes depuis trop longtemps ? « Heureux les démunis, heureux les doux, heureux les assoiffés « ? Oui, sans doute, cela arrive, la joie d'une présence quand on a plus rien à perdre, le compagnonnage du Christ, incognito … Mais « ça n'arrive qu 'aux autres « . Certes, pour certaines personnes rayonnantes, nous voyons bien que les Béatitudes sont autre chose qu'une pommade adoucissante, mais comment font-elles ? Pourquoi pas nous?A ce stade, la question des gens ordinaires qu'étaient les disciples va nous sembler familière « Dis, Jésus, comment avancer vers cette joie, comment évoluer et grandir dans cette qualité de vie que, toi, tu appelles « royaume des cieux « ? « En cette heure là les disciples s'approchèrent de Jésus en disant : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? « Qui est le plus heureux, qui peut vraiment goûter ce bonheur-là, ces moments rares où la vie terrestre devient céleste ? Ailleurs, Jésus dit : « Le royaume des cieux vous a attent ou touchés. « Il suffit qu'il nous ait touchés une fois pour que nous en sachions quelque chose : les cieux, c'est déjà du terrestre. Ce royaume là -insaisissable et pourtant réel, comme la voûte céleste- n'est-ce pas vivre ici et maintenant un lien intense avec soi-même, avec les autres et avec Dieu ? Être en Dieu et devenir capable des relations fécondes, harmonieuses, « célestes « avec les autres ? Les disciples étaient déjà en chemin : ils rêvaient d'accéder à la plus grande des béatitudes, « avoir les royaume des cieux «, comme on savoure une plénitude tranquille où tout Autre est bienvenu. Nous sommes aussi en route si nous pressentons que la vie ne se résume pas à ces relations médiocres auxquelles nous sommes trop habitués . En route vers autre chose que des caricatures de communication. Jésus répond par un geste symbolique : il met un petit enfant « debout au milieu d'eux « comme il se tiendra « debout au milieu d'eux « après Pâques, vivant ! Le plus grand dans le royaume des cieux est celui qui « s'abaisse comme ce petit enfant « Vision concrète, ce bout d'homme debout au milieu d'eux ! C'est comme si leur enfance et tout ce qui avait été étouffé ou renié, se trouvait tout à coup re-suscité parmi eux au beau milieu de leur groupe mais aussi à l'intérieur de chacun d'eux. Pour rencontrer l'enfant du passé « debout « comme Jésus au matin de la résurrection, ne faut-il pas que le « ciel « s'en mêle, la force de Celui-là seul qui, au dedans de nous, re-suscite ce qui était mort ? Et pourtant, rien ne se fera sans notre assentiment. « Si vous ne vous retournez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, dit Jésus, pas question que vous entriez dans le royaume des Cieux « Dans tout le Nouveau Testament, se retourner, est à prendre concrètement comme on se retourne pour voir qui a appelé. Mais ici, c'est un retournement intérieur que chacun va faire à sa manière sans avoir cru que c'était possible. Et dans cette démarche unique et personnelle de se retourner pour accéder à son enfance, on risque de rester dehors, on aura beau se dire disciple ou chrétien ou croyant, on ne deviendra ni grand ni le plus grand au royaume des relations vivantes. Et, pire, on ne parviendra même pas à y entrer. Selon Jésus, cela reste à la portée de quiconque le désir. « Quiconque s'abaissera comme ce petit enfant, c'est celui-là le plus grand dans le royaume des cieux « En tout cas, s'abaisser n'est pas s'humilier. La bienveillance de Jésus pour pour les petits enfant laisse penser qu'il sentait de l'intérieur le mépris et la dévalorisation dont ils étaient l'objet. C'est comme s'il invitait tout être humain à se baisser au niveau de l'enfant abaissé qu'il porte en lui : en retrouvant l'humiliation et la maltraitance vécues dans le passé, on refera connaissance avec ce petit être qu'on avait rejeté ou oublié. S'engager dans une telle aventure n'est pas très motivant. Ce qui pourrait nous pousser, est une paralysie, un dysfonctionnement ou la destruction de notre vie relationnelle. Or, c'est précisément cette réalité qu'évoquent Matthieu, Marc et Luc dans les versets précédents la question des disciples:Jésus leur dit qu'il sera mis à mort et ressuscitera au 3ème jour. C'est la seconde fois qu'il leur en parle. Chez Luc où seule la mort est mentionnée, « ils ne comprennent pas cette parole et craignent de l'interroger là-dessus « 9v 45. N'ont-ils rien entendu ? Ou la menace se précise-t-elle et sentent-ils que leur relation avec leur Ami va se fragiliser, devenir problématique voire inexistante. Comment supporteront-ils qu'il les lâche ainsi ? N'est-il pas urgent de grandir dans leur confiance en la solidité des liens avec Dieu et entre eux ? Dis- nous donc « qui est le plus grand « au royaume des relations sur lesquelles on peut compter, ces relatons « à la vie, à la mort « dont Dieu est le secret ! Grandir suppose accepter sa petitesse et celle d'autrui. Les proches de Jésus n'en sont pas là. L'heure n'est pas venue de parler de reniement, de fuite et de trahison. Mes Jésus le pressent : ses meilleurs amis ne supporteront pas de le voir humilié, frappé, conduit à l'abattoir comme un mouton ; ils perdront confiance en leur relation avec lui, ils feront comme s'ils ne l'avaient jamais connu. Mais en se coupant de lui, ils risquent de se couper définitivement d'eux-m^mes, de cette part « petite « , « abaissée « , maltraitée qu'ils avaient toujours tenté d'oublier mais qui réapparaîtra sur sur le corps et le visage de leur Ami déchu. Il les avertit avec des mots qui sont une promesse : quiconque s'abaisse à écouter en autrui l'enfant blessé tout en accueillant sa propre enfance abaissée est déjà le plus grand du royaume des relations animées par par le souffle divin. C'est l'intégration étonnante d'une proximité avec tout être humain quel que soit son état. « Heureux les doux … « « Heureux les doux : eux, ils hériteront de la terre. « Heureux ceux qui ont traversé la révolte, la haine et les reproches, ils deviennent capables de voir et d'entendre ce que subissent les les autres et développent soutien, compassion et encouragement à se relever ! Heureux les pauvres qui se tiennent pourtant dans le souffle Heureux ceux qui pleurent, avouant leur impuissance et partageant leur chagrin sans se replier sur eux-mêmes Heureux les doux que le malheur n'a pas rendus amers. Qu'arrive-t-il à ceux qui, meurtris, cessent de meurtri autrui à leur tour ? Jésus les invite à honorer ces parent qui les ont blessés, abaissés et ainsi cet enfant qui est en eux recevra la vie terrestre et la vie humaine dans sa plénitude. L’Évangile nous invite seulement à demeurer pauvres dans le souffle, disponibles au changement, ouverts au dénuement et à l'impuissance de l'enfant qui est en nous. Quand, dans nos larmes, nous l'accueillons avec bienveillance, la douceur se réveille en nous et ils nous arrive ce que disait Jésus : La terre, notre terre vivante, nous revient avec la douceur de vivre. Amen

SILENCE

Je vous invite à vous lever pour chanter Le N° 631 Toi qui dispose 1.2.3

Chantal Lemarignier

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