Ce dimanche 15 juin, les chrétiens de l'Eglise protestante unie de la Manche étaient rassemblés à Carteret.
Deux lectures bibliques ont été faites:
Exode 34:4-9
Jean 3: 16-19
Extraits de la prédication du pasteur Basile Zouma: Je veux vous inviter à vous arrêter au verset 16 du chapitre 3 de l'Evangile selon Jean: "Dieu en effet a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle".Ce bout de texte-nous dit Basile- est un condensé de riches notions sur lesquelles l'Eglise a fait son marché pour dire son rapport avec le monde. Basile nous pose cette question: Dieu a-t-il donné ou sacrifié son fils? Nous avons des textes du Nouveau Testament qui poussent à cette interprétation sacrificielle("Lui qui n'a pas épargné son fils..."). Au XI eme siècle saint Anselme pose cette théologie de la substitution: puisque le monde a péché, il faut un sacrifice de substitution comme dans l'ancienne Alliance.Aujourd'hui cela sonne à nos oreilles comme un commerce... qui passe mal.Sacrifier ainsi le fils, c'est arrêter la vie. C'est un drame dont certains comme Nietzsche n'ont pas manqué de dénoncer la cruauté. Ne peut-on pas plutôt voir que la force de l'amour de Dieu pour le monde l'a poussé à se sacrifier ou mieux à se donner lui même dans la figure ou personne du Fils. Suivant ce qui est écrit dans le prologue de Jean, Dieu s'est fait lui même fils pour que sa Parole atteigne l'humanité. La mort faisait partie des risques du métier pour affirmer en humanité Justice et Vérité. Dieu aime le monde. Reconnaissons que cette formule n'est pas très fréquente dans la Bible. Dieu s'st donné lui même pour ce monde....
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