En ce deuxième dimanche de l'Avent, reprenons avec Basile notre pasteur la méditation du deuxième chapitre de la première lettre aux Thessaloniciens:
Parole d'homme, parole de Dieu (verset 13): Jean-Marie le disait vendredi dernier: chaque prédicateur devrait avoir sur sa table, au moment où il prépare son prêche ce verset: "non comme une parole d'homme, mais comme la parole de Dieu, qui est aussi à l'oeuvre en vous, les croyants". Ne pas être imposteur, mais être un relais de la Parole-ce que disait Jean. Basile utilise l'image de l'ange: chacun au nom du Christ peut être cet ange qui annonce une parole qui remet debout. En tout cas l'Evangile ne doit pas être confisqué mais transmis, pas seulement intellectualisé mais vécu, dit et vécu dans une expérience humaine.
Les juifs? Les versets 14 à 16 peuvent paraître bien sévères vis à vis des Juifs. Mais ici comme ailleurs, il ne convient pas d'isoler une bribe de texte et de faire du littéralisme mal placé. Remarquons d'abord que c'est un Juif qui parle. Ensuite notons que la non ponctuation du texte grec permet de restreindre cet appel à la colère, aux seuls juifs qui ont fait du mal. Plus fondamentalement, le contexte permet de comprendre que Paul vise seulement quelques responsables religieux. N'oublions jamais que la vérité de Paul est théologique et en seul lien avec le Christ, et non pas ethnologique ou anthropologique. D'ailleurs l'appel à la colère (de Dieu précise certains manuscrits comme le faisait remarquer Germaine) est une façon de s'interdire tout acte, toute parole, toute pensée antijudaïque. Basile rappelle la pertinence de cette colère et du jugement dernier: le jugement que nous portons sur notre frère, d'ailleurs toujours contraire à l'Evangile, ne sera jamais que le jugement avant dernier. Sur nos frères juifs, y compris certains responsables de Thessalonique, pèse la colère et.... la grâce de Dieu, notre Père commun.
/image%2F0401988%2F201304%2Fob_c8b58b57d374bf5eaa2c75416689a8dd_narrow-gate.jpg)