Ce mercredi 6 novembre 2013 nous poursuivons la lecture de l'Apocalypse par la "lettre" à la fois tendre et sévère adressée à ....l'ange de Laodicée. Ouvrons nos bibles au dernier livre du Nouveau Testament, l'Apocalypse. Arrêtons-nous à ce verset:
"Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai la cène avec lui, et lui avec moi" Apocalypse 3:20
Ce verset est lu dans la liturgie de notre communion réformée comme invitation à venir prendre le pain et le vin au moment de la sainte Cène. Risquons une lecture eucharistique de ce passage.
Les Eglises issues de la Réforme ont tendance à insister, non sans raison, sur l'aspect communautaire de la sainte cène- ce moment où nous partageons le pain et le vin, "corps et sang"du Christ.
L'Apocalypse nous rappelle aussi sa dimension personnelle et intime:
1 Le Christ dans l' attente humble du voyageur: "il se tient à la porte"
2 le coup à la porte dans le désir qu'elle s'ouvre. Cette porte ne peut s'ouvrir que personnellement et librement.
3 Si quelqu'un entend ma voix. La Parole précède et donne sens à la rencontre eucharistique.
4 Le Christ s'invite chez nous, comme Jésus auprès de Zachée comme nous l'a rappelé notre pasteur Basile dimanche dernier.
5 la communion au Christ est alors face à face, ou mieux partage et échange réciproques. Une réciprocité affectueuse du co-pain au sens le plus fort du terme. La plus belle des amitiés."tous ceux que j'aime" (Philéo)..avec nos frères et soeurs, avec Jésus-Christ.
Denis Prizé
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