Alors que nous nous interrogeons sur nos cultes, que nous discutons des intérêts et des limites de l'usage d'un vidéoprojecteur à Granville-Saint-Lô, la revue l'Histoire (mai 2013) consacre un dossier à la Renaissance allemande et aux rapports du protestantisme avec les images.
Au début de la Réforme allemande, à l'hiver 1521, un disciple de Luther, Carlstadt détruisit les images, renversa les tableaux, rejeta croix et crucifix. Revenant en hâte à Wittenberg, dès mars 1521, Luther stoppa l'iconoclasme (la destruction des images).
"Pour Luther, les images sont en soi "adiaphora", ni bonnes, ni mauvaises en soi. Il faut veiller à ce qu'elles ne soient pas utilisées à mauvais escient ou qu'elles ne reçoivent pas un culte. Mais rien n'interdit de les utiliser à des fins d'enseignement ou de mémoire: un art luthérien original peut donc se développer dans l'empire".
Je pense-sauf à ne plus être qu'une religion patrimoniale d'initiés- que le christianisme protestant ne pourra pas faire l'économie de la révolution des nouvelles communications.
A nous d'être vigilants de ne pas sacrifier l'image à la Parole, de ne pas faire de ces nouvelles technologies des "Götzen", des "petits dieux".
Denis Prizé
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