Le culte de ce dimanche 28 janvier est animé par le pasteur Basile Zouma.
Fay à l'orgue et Jérémy au violon assurent l'accompagnement musical.
C'est un culte avec sainte cène.
Voici les textes bibliques lus:
Jérémie 29: 1-9, la lettre aux exilés.
Jean 17:11-19, le discours d'adieu du Christ.
Voici la méditation du pasteur, mise en écrit par Christine:

Quelle est l'utilité du temple de Granville et au-delà du Temple, de la communauté qui la fréquente?
C'est une question bizarre, mais elle doit être posée
Dans les propos du Christ « désormais, je ne suis plus dans le monde, mais eux, sont dans le monde, je ne te demande pas de les enlever mais de les garder du mauvais .
Voici les paroles de Jésus laissés à la fin de sa vie. Les disciples ne comprennent pas. Que vont-ils faire maintenant sans leur guide. Se remémorer ses paroles et décider par eux-mêmes, mais cela est plus difficile que de suivre les préceptes du maître.
Ils vont devoir continuer son œuvre dans un monde hostile, ce monde qui n'a pas épargné leur maître.
Ce monde, pour Jean est chargée négativement c'est le lieu où le mal se concentre. Mais ce monde c'est celui où les disciples sont obligés de vivre. Ce lieu pour Jean est lieu d'opposition au message du Christ.
Les disciples vont rester dans ce monde , mais ils sont dotés de la parole de Christ
La tête est au ciel mais les pieds sont sur la terre et notre petite communauté est envoyée pour vivre cette bonne nouvelle. Notre mission est d'aller au-delà des portes de ce temple.
Comme Jésus l'affirme nous sommes dans le monde mais n'appartenant pas à ce monde.
Jésus est né dans un lieu insalubre comme les migrants aujourd'hui ; Jésus n'avait pas de lieu pour reposer sa tête, comme les réfugiés aujourd'hui; Jésus n'a pas été reçu avec les honneurs du monde!
Cette affirmation: «je ne suis pas du monde», ne peut être comprise comme étant une volonté de rupture avec le monde, bien que ces paroles laissent supposer le contraire.
Le monde religieux de l'époque était figé dans sa tradition et ses lois et Jésus se présente en rupture avec ce monde: il guérit le jour de sabbat, il réintègre le lépreux qui était rejeté.
le monde économique de l'époque fabriquait des pauvres ; Jésus se déclare en rupture avec ce monde-là
Le monde politique était un jeu de rapport de forces; Jésus lui oppose la force de sa faiblesse, de sa mort.
Les pouvoirs politique, économique, religieux témoignent de la raison du plus fort; jésus n'est pas de ce monde-là.
Toute sa vie l'atteste car ce monde-là est inhabitable pour les trois quart des hommes de cette planète.
Nous ne sommes pas fatalement contraints à supporter les malheurs de ce temps, mais notre vocation consiste plutôt à travailler à supprimer l'injustice, la maladie, la souffrance.
C'est une entreprise difficile et Jésus même, en est mort. Je ne prêche pas le martyre, mais la lutte qui recherche le bien, dans ce monde où le bien et le mal se côtoient
Du temps de Jérémie, le peuple refusait de vivre dans ce pays où il était en exil. Il refusait d'habiter dans la réalité du pays.
Les faux prophète disaient qu'ils allaient bientôt partir de ce pays, qu'ils allaient rentrer chez eux. Jérémie, au contraire, leur dit de construire des maisons, de se marier, d'avoir des enfants et d'être soucieux de la prospérité de cette ville où ils sont exilés.
Le bonheur de Granville est aussi celui de chacun et chacune.
Ma prière c'est que le Seigneur nous aide à vivre dans ce monde qui nous entoure en refusant de ce monde, ce qui dysfonctionne dans ses valeurs injustes et en nous engageant pour un monde plus juste, plus humain
et plus fraternel.
À nous de semer cet amour divin là où le Seigneur nous place, à nous de mettre de l'huile dans les rouages et non de l'huile sur le feu.
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